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Lindt & Sprüngli a abaissé mardi son objectif de croissance organique pour 2026, citant la hausse des prix et la chaleur comme des freins à la demande, ce qui entraîne un recul de l'action du chocolatier suisse qui avait déjà abaissé cet objectif en mars dernier.
Le groupe table désormais sur une croissance organique de son chiffre d’affaires comprise entre 0% et 2% en 2026, contre une prévision antérieure de 4% à 6% et bien en deçà de l’estimation consensuelle de 3,9% citée par Vontobel.
Le chocolatier suisse avait déjà revu ses prévisions à la baisse en mars, prévoyant initialement une croissance organique comprise entre 6% et 8%.
Vers 09h05 GMT, l'action perdait 7,7%, en passe d'enregistrer sa plus forte perte journalière depuis le 10 mars, lorsque le groupe avait chuté de 8% à la suite de l'abaissement de ce même objectif.
"Une deuxième révision à la baisse en l’espace de six mois entache la réputation de Lindt en matière de prévisions fiables, un pilier essentiel de sa valorisation élevée", ont déclaré les analystes de Vontobel dans une note.
Le directeur général de Lindt, Adalbert Lechner, a expliqué que les prix historiquement élevés du cacao avaient contraint l’entreprise à augmenter considérablement les prix de ses produits, tandis que la morosité des consommateurs avait entraîné des volumes de commandes inférieurs aux prévisions sur certains marchés européens, en particulier pour les produits saisonniers.
La vague de chaleur qui a frappé l’Europe cet été a réduit la croissance d’environ 1,5%, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.
Lindt maintient toutefois ses prévisions d’une amélioration de 20 à 40 points de base de sa marge opérationnelle en 2026, et a réitéré ses objectifs à moyen terme.
Le groupe ne prévoit pas de suppressions d’emplois, mais les embauches soient gelées, a déclaré Adalbert Lechner.
Le dirigeant s'attend à ce que la stratégie de tarification ajustée de l'entreprise, l'augmentation des investissements dans les marques, les innovations et les mesures de réduction des coûts permettent d'améliorer la demande et de générer une croissance positive des volumes en 2027, a-t-il ajouté.
(Rédigé par Coralie Lamarque, avec la contribution d'Amir Orusov, édité par Sophie Louet)

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